16 juin 2026 09:15
Cabourg 2026 : le palmarès de la 40e édition du festival du Cinéma romantique
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© Cabourg 2026 : le palmarès de la 40e édition du festival du Cinéma romantique
Pour sa 40e édition, le Festival du film romantique de Cabourg a réuni des talents français et internationaux pour des projections riches et variées, en salle mais aussi sur le bord de mer au coucher du soleil. Ce week-end, le romantisme était à son paroxysme.
Un grand jury, présidé cette année par Agnès Jaoui et composé de professionnels du cinéma et de la culture, a remis des prix aux meilleurs longs métrages en compétition venus de différents pays.
Lors de la cérémonie de clôture, le comité des Swann d’or du festival, composé de journalistes et de professionnels du cinéma, a également remis plusieurs récompenses : celles du meilleur acteur et de la meilleure actrice de films romantiques, des révélations de l’année, ainsi que celles du meilleur réalisateur et du meilleur film romantique.
Un grand prix du jury partagé
Le Grand Jury, présidé par Agnès Jaoui, a choisi de distinguer deux œuvres ex aequo, qui proposent deux façons différentes d’aborder la relation amoureuse et la rencontre entre destins. Dans Marie Madeleine réalisé par Géssica Généus, l’histoire se déroule à Jacmel, en Haïti. Une femme libre, habituée à vivre en marge, voit sa vie bouleversée lorsqu’elle rencontre un jeune évangéliste en crise de foi. Ce qui aurait pu être un simple choc entre deux mondes devient peu à peu un espace de transformation, où les certitudes religieuses et les désirs personnels commencent à vaciller.
À l’autre extrémité, No Good Men réalisé par Shahrbanoo Sadat se situe à Kaboul en 2021, à la veille du retour des Talibans. Le film suit une femme caméraman, rare dans ce milieu, qui travaille avec un journaliste connu. Leur collaboration, d’abord contrainte, évolue au fil de leurs reportages dans une ville encore vivante mais déjà menacée. Leur relation se construit dans un contexte tendu, où tout semble sur le point de basculer.
La Vénus Électrique grande gagnante
Grand vainqueur de cette édition, La Vénus électrique remporte à la fois le prix du meilleur film et celui du meilleur acteur pour Gilles Lellouche. Dans le Paris de 1928, un peintre endeuillé, incapable de retrouver son élan, s’accroche à une voix venue d’une séance spirite improvisée. Mais derrière cette illusion, une autre présence se glisse et ce qui n’était qu’un jeu de substitution devient progressivement un terrain où l’absence, le mensonge et le désir finissent par se confondre.
Mélanie Thierry distinguée
Mélanie Thierry a été récompensée pour l’ensemble de son parcours dans le cinéma romantique, marqué par des rôles où l’émotion passe souvent par la retenue et la nuance.

© Connemara par Alex Lutz avec Mélanie Thierry et Bastien Bouillon - StudioCanal
Une belle réussite pour La Condition de Jérôme Bonnell
Le jury a également salué La Condition pour sa réalisation et son adaptation. Situé au début du XXe siècle, le récit observe deux femmes réunies par la vie quotidienne mais séparées par leur condition sociale, dans un espace clos où les gestes comptent parfois plus que les mots, et où les silences disent autant que les décisions.
Les révélations : Nastya Golubeva et Oussama Kheddam
Enfin, les révélations du festival mettent en lumière de nouveaux talents. Nastya Golubeva est distinguée pour Les Rayons et les Ombres, qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et s’inspire de l’histoire d’un père et sa fille pris dans les zones troubles de la collaboration, entre engagements personnels, pressions politiques et liens familiaux fragilisés.
De son côté, Oussama Kheddam est récompensé pour L’Objet du délit, situé dans les coulisses d’une production d’opéra, où une accusation vient perturber le travail de la troupe et fait progressivement basculer les relations entre les membres du groupe.
En refermant cette 40e édition, le Festival de Cabourg confirme son identité : un cinéma romantique qui ne se limite pas aux histoires d’amour, mais qui explore aussi les tensions du monde, les choix difficiles et les liens humains dans toute leur complexité.