© Deux femmes et quelques hommes de Chloé Robichaud Les Alchimistes
Un film qui dépasse la simple farce sexuelle
Deux voisines, deux solitudes. Violette, jeune mère débordée, et Florence, sous antidépresseurs, se lient d’amitié. Toutes deux aiment leurs conjoints, mais ne ressentent plus grand-chose. Pour tromper l’ennui et raviver la flamme, elles multiplient les aventures.
Le point de départ prête à sourire. Les situations sont parfois cocasses et légères. Mais très vite, le film dépasse la simple farce sexuelle.
Le désir en panne
Ici, personne n’est vraiment coupable. Les maris ne sont ni violents ni tyranniques. Ils sont fatigués, maladroits, parfois absents. Le problème est plus diffus : routine, charge mentale, pression d’aller bien.
Le film montre un couple moderne où tout semble permis, mais où le désir ne suit plus. La liberté existe en théorie. En pratique, elle se heurte à la jalousie, à la peur, au doute.
Une comédie sans morale
Tourné avec une esthétique rétro, le film contraste avec son sujet (ultra) actuel. Il ne donne pas de solution miracle. Ni l’infidélité, ni l’ouverture du couple ne règlent tout.
Au fond, Deux femmes et quelques hommes parle moins de sexualité que d’usure. De ces relations qui ne s’effondrent pas, mais qui s’affaiblissent doucement. Et pose une question simple : peut-on rester ensemble quand le désir s’estompe ?