04 mars 2026 03:30
Deux femmes et quelques hommes : le couple à l’épreuve du désir
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© Deux femmes et quelques hommes de Chloé Robichaud Les Alchimistes
En revisitant le classique québécois de 1970, la réalisatrice Chloé Robichaud transforme la farce érotique en comédie douce-amère sur l’usure du couple moderne. Porté par Laurence Leboeuf et Karine Gonthier-Hyndman, Deux femmes et quelques hommes explore moins la révolution sexuelle que le désaccord intime d’une génération en quête de sensations perdues.
Un film qui dépasse la simple farce sexuelle
Deux voisines, deux solitudes. Violette, jeune mère débordée, et Florence, sous antidépresseurs, se lient d’amitié. Toutes deux aiment leurs conjoints, mais ne ressentent plus grand-chose. Pour tromper l’ennui et raviver la flamme, elles multiplient les aventures.
Le point de départ prête à sourire. Les situations sont parfois cocasses et légères. Mais très vite, le film dépasse la simple farce sexuelle.
Le désir en panne
Ici, personne n’est vraiment coupable. Les maris ne sont ni violents ni tyranniques. Ils sont fatigués, maladroits, parfois absents. Le problème est plus diffus : routine, charge mentale, pression d’aller bien.
Le film montre un couple moderne où tout semble permis, mais où le désir ne suit plus. La liberté existe en théorie. En pratique, elle se heurte à la jalousie, à la peur, au doute.
Une comédie sans morale
Tourné avec une esthétique rétro, le film contraste avec son sujet (ultra) actuel. Il ne donne pas de solution miracle. Ni l’infidélité, ni l’ouverture du couple ne règlent tout.
Au fond, Deux femmes et quelques hommes parle moins de sexualité que d’usure. De ces relations qui ne s’effondrent pas, mais qui s’affaiblissent doucement. Et pose une question simple : peut-on rester ensemble quand le désir s’estompe ?