04 mars 2026 03:30
Jumpers : le nouveau Pixar sur un écosystème menacé
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© Jumpers de Daniel Chong The Walt Disney Company France
Une militante écologiste qui infiltre le monde animal en se glissant dans le corps d’un castor robot : sur le papier, le pari paraît fou. Avec Jumpers, réalisé par Daniel Chong, les studios Pixar aborde frontalement l'ambiguïté entre l’écologie et la technologie.
Un retour à l’original après des années de doutes
Après une période jugée plus inégale, malgré des sommets comme Vice-Versa ou Wall-E, Pixar revient ici avec un projet entièrement original. Et le studio ne choisit pas un sujet anodin : l’écologie.
L’intrigue suit une jeune activiste prête à tout pour empêcher la construction d’une rocade détruisant une clairière. Grâce à un procédé scientifique improbable mais cohérent dans l’univers du film, elle intègre le corps d’un castor robot et découvre une société animale régie par des lois strictes, une "loi de la mare" qui ne laisse aucune place à l’utopie.
Une nature nuancée
Le film peut rappeler Avatar pour son immersion dans un écosystème menacé, ou encore Le Robot sauvage pour son dialogue entre nature et technologie. Mais Jumpers choisit un ton plus décalé.
Ici, les animaux ne sont pas de simples mascottes attendrissantes. Ils mangent, chassent, disparaissent. Le film explique clairement la chaîne alimentaire aux enfants. Cette franchise surprend dans un film familial et installe, par moments, une atmosphère presque glauque, non pas horrifique, mais suffisamment tendue pour créer une véritable angoisse, aussitôt désamorcée par un humour jamais pesant.
Une fable écologique à hauteur d’enfant
Visuellement, Jumpers privilégie des animaux expressifs et stylisés, plus réussis que les figures humaines, selon certains spectateurs. L’animation est fluide, parfois délirante, au point d’évoquer l’énergie de certains films DreamWorks.
Sous ses airs de divertissement familial, le film avance masqué. Il interroge le transhumanisme, la possibilité de « sauter » d’une enveloppe à l’autre. Des thématiques qui ont suscité des lectures divergentes parmi les premiers spectateurs.
En une heure et demie, Pixar orchestre une petite révolution. Pas un manifeste, mais une invitation à regarder autrement le monde vivant.