25 mars 2026 11:30
Les Filles du ciel : vivre ensemble, au risque de se perdre
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© Les Filles du ciel de Bérangère McNeese - Pretty Pictures
Sorti en salles le 25 mars, Les Filles du ciel, premier film de Bérangère McNeese, propose un regard brut sur la vie en communauté entre jeunes femmes. Entre solidarité et pression du groupe, le film explore une sororité loin des clichés.
Un refuge pour jeunes femmes en difficulté
Dans Les Filles du ciel, une jeune fille en quête de repères rejoint une colocation un peu particulière, perchée au septième étage d’un immeuble. Ce lieu, surnommé “le ciel”, sert de refuge à plusieurs jeunes femmes fragilisées par la vie.
Porté notamment par Héloïse Volle, Yowa-Angélys Tshikaya et Mona Berard, le film adopte une approche très réaliste, avec une caméra proche des corps et des émotions.
Loin d’un récit classique, il montre le quotidien de ces jeunes femmes, aussi bien entre entraide que tensions et besoin d’appartenance.
Quand la sororité peut devenir étouffante
Mais derrière cette chaleur collective se dessine une autre réalité. À mesure que les liens se resserrent, une forme de dépendance s’installe. Le groupe protège, mais il impose aussi ses règles, ses codes, sa manière d’être.
Sans jamais forcer le trait, Bérangère McNeese montre comment cette sororité peut devenir étouffante : vivre ensemble peut aider à se reconstruire, mais aussi freiner l’émancipation individuelle.
Ce premier long-métrage, récompensé notamment au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, s’inscrit dans un cinéma social direct, inspiré du réel, qui met en avant des parcours de vie fragiles et complexes.
Avec Les Filles du ciel, Bérangère McNeese signe un film simple mais marquant, qui questionne sans détour les limites du collectif. Une première œuvre prometteuse pour la réalisatrice.