12 mars 2026 10:02
Orphelin : László Nemes explore les cicatrices de l’histoire hongroise
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© Orphelin de László Nemes Le Pacte
Sorti en salles ce 11 mars, Orphelin, le nouveau film du réalisateur hongrois László Nemes, plonge dans la Hongrie de l’après-guerre pour raconter la quête identitaire d’un adolescent confronté aux secrets de sa famille et aux blessures encore vives de l’Histoire.
Budapest, 1957. Dans un pays encore traumatisé par la répression de la révolution de 1956, un jeune garçon voit sa vie basculer lorsqu’un inconnu prétend être son véritable père. Une révélation qui réveille les fantômes du passé.
Une quête identitaire dans la Hongrie d’après-guerre
Dans Orphelin, László Nemes plonge le spectateur dans une Hongrie encore secouée par les bouleversements politiques de l’après-guerre. Le film suit Andor, un adolescent juif qui vit avec sa mère à Budapest, dans l’espoir que son père disparu pendant la Seconde Guerre mondiale soit encore en vie.
Mais cet équilibre fragile vole en éclats lorsqu’un homme brutal venu de la campagne apparaît et affirme être son véritable père. Cette révélation oblige le jeune garçon à affronter la vérité sur la survie de sa mère durant l’Holocauste et sur les zones d’ombre qui entourent sa propre naissance.
Un drame historique inspiré d’une mémoire personnelle
Comme dans ses films précédents, notamment Le Fils de Saul et Sunset, le cinéaste adopte une mise en scène immersive. Le récit privilégie le point de vue d’Andor, incarné par le jeune acteur Bojtorján Barabás, entouré notamment de l’acteur français Grégory Gadebois.
Le film puise d’ailleurs dans une histoire intime : le scénario s’inspire des souvenirs d’enfance du père du réalisateur, lui aussi confronté à la question de ses origines dans la Hongrie d’après-guerre.
Présenté en compétition à la Mostra de Venise 2025, Orphelin poursuit la réflexion du cinéaste sur la manière dont les bouleversements historiques façonnent les destins de chacun.
Orphelin confirme l’obsession de László Nemes pour les traumatismes enfouis du passé. Dans cette histoire d’enfant confronté à une vérité trop lourde pour lui, le réalisateur rappelle que l’Histoire ne disparaît jamais vraiment : elle se transmet de génération en génération.