04 mars 2026 03:30
Pédale rurale : en Dordogne, un documentaire fait éclore une Pride et un collectif LGBT+
Hot news
© Pédale rurale de Antoine Vazquez Survivance
Tourné pendant cinq ans par Antoine Vazquez, Pédale rurale suit Benoît, agriculteur du Périgord vert, décidé à vivre son homosexualité sans quitter sa campagne natale. En salles ce 4 mars, le film dépasse le simple portrait intime : il a entrainé la création d’un collectif LGBT+ et l’organisation d’une Pride rurale, dans un territoire où la visibilité queer reste rare.
Un premier long-métrage important
En arrivant sur les écrans ce mercredi 4 mars, Pédale rurale s’impose comme un événement. Salué par la critique, repéré par les distributeurs, le premier long-métrage documentaire d’Antoine Vazquez rejoint une poignée d’œuvres qui donnent à voir des existences queer loin des métropoles.
Au cœur du film : Benoît, quadragénaire discret et fils d’éleveurs laitiers, a grandi avec la sensation d’être « contre-nature » aux yeux des autres. Très tôt conscient de son homosexualité, il apprend surtout à se taire.
De l’intime au collectif
Le tournage agit comme un déclencheur. Au fil des rencontres, une communauté se forme dans les villages alentours. Des personnes LGBTQIA+ qui, parfois, ne se connaissaient pas, décident d’exister ensemble.
Le projet est audacieux : organiser une Pride… à la campagne. Pas à Bordeaux, pas à Paris, mais ici, à Saint-Paul-La-Roche et dans les environs. Entre chars bricolés, costumes cousus main : la marche devient une fête autant qu’un acte politique. Face aux craintes et aux appels à la censure, le groupe tient bon.
Dans un contexte où la représentation queer hors des grandes villes demeure faible, ce documentaire a su offrir une visibilité à un groupe marginalisé. Pédale rurale a permis la naissance d’un collectif LGBT+ local. Il a transformé un récit individuel en dynamique collective.