17 mars 2026 01:45
Précieuse(s) : le féminisme réinvente le théâtre de Molière
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© Précieuse(s) de Fanny Guiard-Norel - Wayna Pitch
À retrouver en salle le 18 mars, Précieuse(s) est un documentaire réalisé par Fanny Guiard-Norel, qui explore la manière dont un classique du théâtre peut résonner avec les enjeux féministes actuels. À travers un atelier scolaire autour des Précieuses ridicules de Molière, le film interroge sur l’émancipation de ces premières féministes du XVIIe siècle, injustement oubliées.
Et si la pédagogie se transformait en parcours intime
Réalisé par Fanny Guiard-Norel, le film suit Cécile, enseignante qui décide d’adapter avec ses élèves la pièce Les Précieuses ridicules de Molière. Son objectif initial est de réhabiliter ces figures féminines du XVIIᵉ siècle, souvent caricaturées, et de questionner leur héritage.
Au fil de l’année scolaire, le projet dépasse le cadre artistique. Le travail collectif agit comme un révélateur personnel pour l’enseignante, confrontée à son propre rapport au corps, à la visibilité et à l’identité féminine.
Le documentaire adopte ainsi une double perspective : celle d’un groupe d’élèves qui s’approprie un texte classique et celle d’une femme qui sort progressivement d’une forme d’effacement.
Théâtre, féminisme et jeunesse : un dialogue entre époques
Le film montre comment les élèves interrogent la notion d’émancipation féminine, en confrontant les aspirations des « précieuses » d’hier aux enjeux d’aujourd’hui. Un espace de débat se crée dans la classe pour interroger la représentation des femmes.
Au-delà de l’analyse historique, Précieuse(s) dresse aussi le portrait d’une génération pour qui l’égalité n’est plus un simple slogan mais une attente concrète et diffusable. Le documentaire met en lumière la diversité des parcours et des sensibilités au sein du groupe, sans chercher à produire une ligne directrice nette.
Les œuvres classiques continuent d’alimenter les débats contemporains. En filmant un processus plutôt qu’un résultat, le documentaire rappelle que l’émancipation — individuelle comme collective — se construit souvent dans des espaces ordinaires, loin des projecteurs.