18 mars 2026 11:00
Undertone : le nouveau film horrifique d’A24 mise tout sur le son
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© Undertone de Ian Tuason
Undertone s’impose déjà comme l’un des phénomènes horrifiques du moment. Produit par A24, le film, sorti ce 13 mars, a engrangé 9,3 millions de dollars pour son lancement nord-américain, porté par un concept radical : faire peur presque uniquement avec ce que l’on entend. Il n’existe pour l’heure aucune date française annoncée.
Une expérience sensorielle minimaliste et dérangeante
Réalisé par Ian Tuason, Undertone suit Evy, animatrice d’un podcast paranormal qui reçoit d’étranges enregistrements audio liés à un couple victime de phénomènes inquiétants. En retournant vivre auprès de sa mère mourante, elle sombre progressivement dans la paranoïa et la terreur.
Le film repose sur un dispositif austère : un seul décor, très peu de personnages visibles, et une narration dominée par des voix hors-champ. Présenté comme un « auditory horror », le long métrage privilégie l’imagination du spectateur à l’horreur graphique. Une stratégie qui rappelle que ce que l’on n’aperçoit pas peut parfois être plus effrayant que ce qui est montré.
Succès au box-office… et critiques partagées
Avec 9,3 millions de dollars de recettes pour un budget d’environ 500 000 $, Undertone confirme la capacité d’A24 à transformer des propositions audacieuses en succès commerciaux.
La réception critique demeure toutefois contrastée. Le film divise par son rythme lent et son minimalisme, jugés soit hypnotiques, soit frustrants. Cette polarisation pourrait justement nourrir sa réputation : celle d’un objet singulier qui suscite le débat.
Plus qu’un pari risqué pour le studio ?
En misant presque tout sur le son, Undertone pose une question fascinante : le cinéma d’horreur peut-il encore se réinventer en réduisant l’image au minimum ? Son succès initial suggère qu’un public existe pour des expériences radicales, à condition qu’elles offrent une véritable immersion.
Reste à savoir si l’engouement survivra au bouche-à-oreille et si ce modèle inspirera d’autres productions. Une chose est certaine : dans un genre souvent dominé par les surenchères visuelles, Undertone rappelle que la peur naît parfois d’un sentiment plus simple.
Et si le futur de l’horreur passait moins par ce que l’on voit… que par ce que l’on croit entendre ?