© Backrooms de Kane Parsons - Metropolitan FilmExport
Le film suit Clark, un vendeur de meubles au bord du burn-out, interprété par Chiwetel Ejiofor. En explorant le sous-sol de son magasin, il découvre un passage vers un réseau de couloirs sans fin. Dans ce monde étrange, il entend des voix, observe des objets déplacés sans logique et s’enfonce toujours plus loin. Pendant ce temps, sa psy, jouée par Renate Reinsve, part à sa recherche alors qu’il disparaît peu à peu.
Une histoire née sur Internet
Tout commence en 2019 sur le forum 4chan. Un utilisateur y publie une image étrange avec des bureaux vides, des murs jaunes et une moquette marron, sans présence humaine. À partir de cette photo, d’autres internautes inventent un univers entier : les "Backrooms".

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Ce concept décrit des lieux infinis, composés de couloirs et de pièces vides, situés hors de notre réalité. On y "tombe" par accident, comme dans une faille. L’ambiance est à la fois familière et inquiétante, entre rêve et cauchemar. Très vite, l’idée devient une creepypasta (légende urbaine effrayante diffusée sur Internet), avec de nombreuses histoires et vidéos autour de ces espaces étranges.
Kane Parsons, le jeune créateur derrière le succès
L’univers prend une nouvelle ampleur grâce à Kane Parsons, aussi connu sous le nom Kane Pixels. Sur YouTube, il réalise des courts-métrages en found footage (comme étant un enregistrement vidéo authentique) et en 3D réaliste.
Ses vidéos, qui durent plusieurs heures au total, construisent une vraie mythologie autour des Backrooms. Son travail attire l’attention d’Hollywood. À seulement 20 ans, il passe du web au cinéma avec un budget d’environ 10 millions de dollars, produit notamment par A24.

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Un succès mondial vers une nouvelle tendance du cinéma ?
Sans trop de gore ni de jumpscares, le film joue surtout sur l’ambiance et l’angoisse. Le résultat est impressionnant avec environ 237 millions de dollars de recettes. Le succès est particulièrement fort auprès des jeunes adultes. Comme d’autres films récents issus de créateurs du web, Backrooms devient viral sur TikTok et Instagram, où extraits et montages circulent massivement.
Le film est souvent comparé à d’autres projets récents comme Obsession. Ces films, réalisés par de jeunes créateurs issus de YouTube ou du web, rencontrent un large succès et bousculent les grands studios. Avec leur esthétique inspirée des jeux vidéo, du found footage et des vidéos "amateurs", ils attirent surtout la génération Z. Certains y voient même une nouvelle façon de faire du cinéma, plus libre, plus rapide et plus connectée aux réseaux sociaux.
Hollywood semble déjà s’adapter à ce phénomène, en intégrant ces nouveaux créateurs dans ses productions.