04 avril 2025 10:30

La review de Louise - Mars 2025

Hot news
Par Louise Marquer

 

Ce mois de mars nous a offert une belle sélection de films ! Nous sommes sur un bon mois. Pas de films renversants mais pleins de petits films sympathiques et efficaces. Ils ont tous un peu plus que la moyenne ! 

Le point commun de trois films sur quatre, c’est leur durée : des films courts ! Et ça fait du bien ! Mis à part Mickey 17, les autres films faisaient au maximum 1h40. Que c’est agréable d’aller voir une œuvre bien ficelée sans avoir à y consacrer presque une demie journée. 

C’est la raison principale qui m’a refroidie à aller voir The Brutalist. Le film dure 3h35, et bien qu’il y ait une entracte de 15min prévue, je n’avais pas la force (ni l’opportunité) ce mois-ci d’investir autant de temps pour un film sur un architecte. S’il est encore en salle en avril, j’irai peut être ! 

La longueur des productions est un vrai débat et je n'ai moi-même pas encore statuée sur ce sujet. D’un côté, il y a des réalisateurs qui prônent les films longs, où on leur laisse le temps de poser et dérouler leur intrigue et de l’autre côté, il y a une vraie demande du public à raccourcir les films. Je ne pense pas qu’il ait de bonnes réponses et que tout se joue au cas par cas. 

Après ces réflexions : bonne lecture !

 

 

A REAL PAIN de Jesse Eisenberg

Note : 3,5/5

Résumé : Deux cousins aux caractères diamétralement opposés - David et Benji - se retrouvent à l’occasion d’un voyage en Pologne afin d’honorer la mémoire de leur grand-mère bien-aimée. Leur odyssée va prendre une tournure inattendue lorsque les vieilles tensions de ce duo improbable vont refaire surface avec, en toile de fond, l’histoire de leur famille…

P’tite critique : J'ai eu pas mal de difficultés à mettre une note pour ce film. Je pense hésiter encore entre lui mettre 3 ou 3,5 sur 5. 

Simple, contemplatif et superbement bien joué. Bon, en termes d’acting, avec Jesse Eisenberg, on avait peu de doute. En revanche, je découvre l'acteur qui joue Benji, Kieran Culkin, frère de Macaulay Culkin (Maman, j'ai raté l'avion). Pour ceux qui souhaitent le voir dans un autre rôle, on peut le retrouver dans la série Succession. Cette petite mise en contexte pour dire qu’il est excellent ! Pas le personnage le plus agréable de la terre mais c’est si bien fait qu’on s’y croirait. Kieran, par son jeu, nous impacte directement. On a envie de le gifler assez régulièrement pendant 1h35. Il est très gênant et son arrogance d'avoir un avis absolu sur tout est fortement insupportable ! Mais, en même temps, il dit des choses pas idiotes en soi. La forme est mauvaise mais le fond se tient. On a tous une personne dans notre entourage comme lui : brute de décoffrage, qui parle bien avant de réfléchir mais qui, même si ça nous énerve, ne dit pas que des bêtises. Pour Jesse Eisenberg, le rôle effacé de David Kaplan est si juste. Il vit dans l'ombre de son cousin, le jalouse et l'admire en même temps. Avec un peu de background, on comprend ses sentiments et on a de la peine pour lui. 

Petite anecdote personnelle en lien avec le film : si j'ai réussi à me projeter dans l'intrigue c’est grâce à un voyage que j’ai eu la chance de faire dans mon enfance. Un roadtrip historique sur le thème de la Shoah et de la Seconde Guerre Mondiale au collège. J’ai pu donc faire mon devoir de mémoire en allant voir les vestiges des camps de concentration en Pologne mais aussi les cimetières juifs (étrangement comme dans le film ces cimetières sont à voir! Ce sont souvent des lieux très apaisants et remplis de nature) et les synagogues. Ce voyage m'a permis de plus facilement comprendre ce que ressentaient les personnages. Fort heureusement, je n'avais pas de Benji dans mon groupe. Mais toute la partie du film qui se passe dans le camps de concentration, où l'on voit les baraquements, les salles remplies de chaussures, de chapeaux, de valises, de cheveux ou le passages dans les chambres à gaz et fours est très éprouvant et le film a su me procurer la même émotion très particulière que j'avais ressenti sur place. Un sentiment de malaise, d’effroi qui est toujours bien présent lors du voyage retour en bus comme dans A real pain. On en revient secouée et un peu chamboulée. 

Fin de la parenthèse, mais elle a tout de même permis de mettre en lumière le réalisme du film. Ça pourrait presque être un documentaire qui prend pour sujet deux cousins tant ce qui se passe dans cette histoire colle à ce que vivent les gens qui font ce voyage. Un beau film, incarnée à la perfection et pas trop long mais avec quelques longueurs.

 

A real pain

 

 

 

LE SECRET DE KHÉOPS d'Adam Elliot

Note : 2/5 

Résumé : Le trésor du pharaon Khéops a-t-il été découvert pendant la campagne d’Égypte de Napoléon, ramené en France, puis caché à Paris ? Christian Robinson, archéologue flamboyant aux méthodes peu orthodoxes, en est persuadé, depuis la découverte d’une mystérieuse inscription lors de nouvelles fouilles au Caire. Bien décidé à déchiffrer les indices laissés par Dominique Vivant Denon, le premier directeur du Louvre, Christian Robinson se lance alors dans une quête du trésor hors du commun à travers Paris, des archives poussiéreuses du Louvre jusqu’aux cabinets secrets de la Malmaison. Il embarque dans son aventure sa fille et son petit-fils, dans l’espoir insensé de réaliser à Paris la plus grande découverte archéologique du XXIe siècle…

 

P’tite critique : Un bon film divertissant, parfait pour une sortie en famille ! J’aime les aventures où il y a des quêtes, des énigmes à résoudre et un trésor caché depuis des milliers d’années qui n’attend qu’à être découvert. 

Dans ce genre là, j’ai presque tout vu : 

  • Lara Croft : Tomb Raider et Lara Croft Tomb Raider : Le berceau de la vie (ne me parlez pas des autres Lara Croft sans Angelina Jolie car ils sont nuls, voire claqués au sol ! je dis ça je dis rien). 
  • Tous les Indiana Jones
  • La trilogie des Dan Brown : Da vinci Code, Ange et Démon et Inferno (forcément avec Tom Hanks, ça ne pouvait être que bien). 
  • Je regardais même Sydney Fox l’aventurière quand j’étais petite (quelle modèle dans les années 2000 : une femme forte, autonome et intelligente. La série passe haut la main le test de Bechdel ! Une inspiration pour l'enfant que j'étais !) 

 

Donc un film français d’aventure sur un trésor égyptien caché à Paris, c’était clairement pour moi ! Quelques longueurs mais des énigmes qui tiennent bien la route. Tout semble très cohérent et plausible ! 

Les méchants receleurs aux méthodes mafieuses m'ont rappelé la série française Cat’s eyes, ça doit être à la mode. 

Les acteurs jouent bien. Lucini joue le rôle de Lucini, juste la production a changé son nom pour Robinson. J’aime ce personnage qu’il a forgé au fil du temps avec ses grandes tirades et son savoir inépuisable. Bon, des fois trop de Lucini peut un peu peser sur le film. J’avais peur que ce soit un Lucini show mais ça va, nous sommes juste sur la limite et les acteurs arrivent tous à sortir de l’ombre de ce monument de l’art français et rayonnent tous à leur manière. En revanche, si vous n’aimez pas Lucini, ça ne va pas le faire pour ce film. 

Il n'empêche que j'ai entendu beaucoup de gens être dédaigneux à l'égard du film sans même l'avoir vu juste parce que ça fait plus cool, branché et intellectuel d'aimer du Desplechin qu'une petite comédie française. Alors oui ce n'est pas le film marquant de mon année mais pourtant j'ai passé un bon moment ! En 1h30, ça m'a rajouté des paillettes sur mon samedi après-midi déjà ensoleillé !

 

Le Secret de Khéops

 

 

 

MICKEY 17 de Bong Joon-ho

Note : 3/5

Résumé : Héros malgré lui, Mickey Barnes se tue à la tâche… littéralement ! Car c’est ce qu’exige de lui son métier : mourir régulièrement pour gagner sa vie.

 

P’tite critique : Le problème avec les réalisateurs qui ont fait des chef d'œuvres comme Bong Joon-ho (Parasites ou Snowpiercer), c'est qu'on place beaucoup d'attente dans leur prochain film. Il fait partie de ces films qui, sur le coup, nous ont plu mais après réflexion ne sont pas foufou. Et bien j'ai eu ça pour Mickey 17. Bon, je n'étais déjà pas sortie de la salle entièrement conquise mais, tout de même, le film répondait à mon carnet d'exigences fictives que je souhaitais cocher : du rire, du farfelu et des acteurs top niveaux. Mais après digestion, le film me laisse un arrière goût de bof. Un je-ne-sais-quoi qui me fait dire que sous son côté science-fiction futuriste et dystopique, le film n’est en réalité pas très original. Une impression de déjà vu en fait. 

Mais le vrai point positif du film, ce sont ses acteurs. Toutes les interprétations sont au top ! Tout d'abord, Robert Pattinson est vraiment impressionnant. Il se transforme complètement, marquant nettement la différence entre les deux Mickey. La voix, la carrure, le charisme : ses personnages sont bien distincts, c'est remarquable. Mark Ruffalo en Trump de l’espace est super ! L'imitation est parfaite. Il a su reprendre à la perfection les intonations et le phrasé de l'actuel président des États-Unis. Le film est clairement politique et ce sur plusieurs aspects. Comme toute dystopie, le but n'est pas d'anticiper le futur mais bien de critiquer les problèmes du présent. Et ici on se moque de Trump sans même essayer de le dissimuler. Exemple : l'éraflure que Mark Ruffalo obtient sur la joue après un tir manqué fait bien évidemment référence à Trump qui a perdu un bout d’oreille en se faisant tirer dessus lors d’un meeting. 

Pour finir le casting, il y a Naomi Ackie qui interprête Nasha Barridge, une femme soldat. On en veut tous les jours des rôles féminins comme celui-là : badass, entière, forte, indépendante ! Et également on peut citer Toni Collette en épouse de président intergalactique qui est effrayante. Actrice très connue (la mère dans Hérédité), son jeu est toujours très intense et dans ce film elle a su se rendre détestable à la perfection. 

Je ne vous parle pas trop du scénario car pour apprécier Mickey 17 et se faire une opinion il faut le voir. Je suis partie le voir avec des attentes et j'ai été déçue mais beaucoup de personnes qui n'en attendait pas grand chose ont beaucoup apprécié ! Donc allez le voir sans a priori et peut-être que ça vous plaira ! 

Spoiler : On a relevé une incohérence dans le film. Qu'en pensez vous : Comment Mickey peut se souvenir de ses morts ? Il se fait réimprimer à chaque fois avec sa dernière sauvegarde mais quand il meurt ce n’est pas sauvegardé ? Il devrait ne pas s’en rappeler et reprendre sa vie à la dernière sauvegarde. A méditer !

 

Mickey 17

 

 

 

THE INSIDER de Steven Soderbergh

Note : 3,5/5 

Résumé : Film d'espionnage haletant qui raconte l'histoire d’un couple d’agents secrets, George Woodhouse et sa femme Kathryn. Lorsque Kathryn est soupçonnée de trahison envers la nation, George doit faire face à un dilemme déchirant : protéger son mariage ou défendre son pays.

 

P’tite critique : C'est très bien ! Bonne intrigue bien ficelée ! Gros point fort : le film est court, soit 1h34. Ça fait plaisir de voir une histoire efficace, complète sans prendre 3h. Pas de longueur ou de temps inutiles. 

En revanche, le contrecoup c'est la densité du film. Il ne faut pas fermer les yeux ou ne pas être attentif une seconde sinon on peut très vite perdre le fil de l'histoire. Mais avec un casting pareil, comment quitter les yeux de l'écran ? 

Cependant, un aspect du scénario a fini par m’agacer : ça parle tout le temps de sexe. Il n’y a presque pas une ligne de dialogue sans faire référence à quelque chose de sexuel. Étrangement, il n’y pas une scène érotique visible dans le film mais dans les paroles, c’est présent en permanence. A croire que la vie d’espion ce n’est que mensonge et coucherie ! SPOIL, Exemple 1 : la scène de l'interrogatoire avec le polygraphe, question 1 : "vous êtes vous masturbé ce matin?”" Question totalement inutile dans l'intrigue car elle ne met même pas mal à l'aise la personne interrogée. Exemple 2 : pendant le premier dîner, "pourquoi tu ne sors/couche qu’avec des vieux", etc. Exemple 3 : première scène du film après le plan séquence : discussion d’espions + "j’ai trompé ma femme". Bref, j’en oublie pleins ! 

Ce n’est pas l’évocation de propos sexuels qui me dérange en soi (j’ai grandi avec Sex and the city qui passait sur M6 ! Franchement le film ne lui arrive pas à la cheville) mais c’est surtout le fait que ça ne sert à rien pour l’intrigue du film ! Pourquoi en parler tout le temps ? 

Certains diront que ça permet de faire le lien entre les différents protagonistes ou pour tenir attentif le spectateur… Bah moi je dis Wouah ! C’est super recherché comme procédé dis donc… Je ne comprends pas. Ce sont tous des espions, l’intrigue du film est complexe et ardue. Il y a du potentiel à exploiter ! Il ne faut pas trop être inattentif sinon on perd le fil rapidement mais le seul lien qui donne la clé du plan c’est parce qu’ils couchent tous ensemble ? C’est tout ? Limite c’est triste. Bref ! 

Vous l’aurez compris, ça parle beaucoup de sexe dans le film mais, avec un peu de concentration et en triant les infos utiles, ça se passe très bien ! C'est une sorte de Cluedo cinématographie finalement !

 

The Insider

 

 

Ce petit billet se finit ici ! Il y a pas mal de sorties en mars et avril et si peu de temps pour aller tout voir… mais tout ce choix donne envie d'aller dans les salles de cinéma !

 

 

 

 

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